
It’s only the fairy tale…
Attendre l’arrivée de son « prince charmant » et croire à une vie « pailletée » donne de l’espoir. Pour autant, peut-on croire à une vie telle un conte de fée ?
Cendrillon, Blanche-Neige,…
De beaux destins. Des rêves plein les yeux.
Des fillettes jouent avec leurs poupées, en leur faisant rencontrer le prince dont elles-mêmes sont amoureuses. Un amour truqué, un amour transmis par la culture populaire.
L’innocence de l’enfance - période la plus adéquate à croire aux contes de fée - représente un passage de l’état animal à l’état d’homme. Enfants, nous ne pouvons discerner le bien du mal. Nous sommes éduqués par notre entourage, notre enseignement et les modes de culture (télévision, livres,…). Finalement, la Raison que notre esprit créé avec un certain âge, nous fait parvenir à la maturité nécessaire pour comprendre le sens de la mort, de la guerre et de la haine. C’est alors que les contes de fée deviennent des placebo d’enfance et des injections d’espoir.
Les vrais contes de fée ne sont pas si roses que l’on croit, de plus. Le passage de l’enfance à l’âge supérieur y est souvent tumultueux et implicite.
Qui aurait pensé au viol du petit chaperon rouge, chez Perrault ?
Qui verrait la maturité sexuelle arriver avec un doigt piqué par un fusain ?
Qui comprendrait que la forêt souvent hostile et dense, est la représentation confuse du parcours initiatique entre l’enfance et l’âge adulte ?
Même les contes de fée ont leur part de noirceur. Les frères Grimm accentuèrent encore plus la vraie violence qu’aucun enfant ne perçoit et ne découvre.
Se remplir les idées d’or et d’argent n’est pas désagréable tant que l’on ne plonge pas à cœur perdu dans ses histoires.
Le prince charmant n’arrivera pas sur son grand cheval blanc. Au mieux, il sera conciliant pour le divorce. Les fées-marraines ne viendront pas donner des dons de beauté ou d’intelligence, au berceau des nourrissons.
Plus on a conscience de la réalité, plus on peut l’embellir nous-mêmes, avancer, aimer la vie.
Être réaliste est primordial pour ne pas souffrir. Être réaliste, ce n’est pas s’enfermer non plus dans un pessimisme maladif. Il y a le bien et le mal.
Allons vers Aristote, cherchons les indices pour trouver sur notre carte aux trésors, le « juste milieu ».
« Puisque le prince charmant n'arrivera jamais sur son grand cheval blanc... embrasse-le, ce putain de crapaud. »
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire