Make me... be comforting.


Je suis là, dans l'ombre, sans pouvoir intervenir, sans pouvoir bouger. Mon corps est glacé de béton armé qui me terre au sol. Mon échine n'explose et je rêve d'imploser, pour pouvoir t'aider. Tu pleures et libères ta peine lacrymale de ces images alcoolisées. Tu te souviens pas à pas de chaque main qui savoure ton corps, pour mieux te voir le détester. A ton tour, tu parcours tes formes en les pétrissant de désir inversé. Tu cauchemardes d'être et tu rêves de félicité. Ma main ne serait alors qu'une de plus sur ta joue gonflée. Pourquoi culpabiliser ma paume de ta peine trempée ? ''Parce que je t'aime'' sans doute. Je ne peux être que ce réconfort si absent et si lâche qu'il ne prononce mot. Je souris. Je ne raille pas tes funestes idées mais j'éclaire celles que je voudrais pour toi. Je suis là, tu n'es plus, tu es lasse. J'aimerais que mon épaule soit ta thérapie enjouée, que tu découvres un sourire les yeux fermés et que tu t'imagines tout un monde d'horreur, qui ne serait plus, une fois éveillée. Oublier, ''laissons faire le temps''. Ton corps ne peut muer pour laisser sa couche de démon derrière lui. Aucun ange ne sommeille en toi, mais, toi, tu es là, sans démon non plus. N'aie plus peur et ne sois que toi. Une infime partie du monde, mais une pièce de mes souvenirs que je ne veux perdre et que j'aime voir perdurer dans un futur aussi proche que lointain.

Tant que tu restes toi, tu vis, tu es. Sois et ne subis plus.

Si tu te demandes être cette personne dont je parle, alors oui, tu es bien là, dans mes pensées immédiates.

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