Make me... cruel.

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...

Fin de journée. Les portes du métro claquent et le bruit effraie un pauvre type au sol. Moi, je suis de l'autre côté. Comme toujours. Ses cheveux sales et collés, ses ongles longs et souillés, ses mains rèches et désséchées, son teint rouge et alcoolisé. Je suis loin de tout ça. Mon regard se pose à peine. Entre deux ouvertures, je ne perçois rien, puisqu'il n'est rien pour moi. Moi, je suis de l'autre côté. Comme cette vieille originale qui ouvre ses yeux démesurément. Elle observe, elle regarde, ses yeux virevoltent. Je me demande bien ce qu'elle veut à chaque personne qu'elle fixe. Quoiqu'elle fixe aussi la fenêtre opaque. Celle qui a reçu le dit-art de la jeunesse. Cette peinture immonde et grasse qui rend chaque chose telle une oeuvre désoeuvrée. Moi, je suis de l'autre côté. Je ne peux pas donner une pièce à cette dame au teint hâlée qui semble mourir de faim. Moi, je meurs de la supporter. Elle ne respecte rien, je ne la respecterai pas. Point final. ''Aider son prochain.'' Cela consiste-t-il à renflouer les poches de chaque mendiant, de chaque arrêt de la ligne de mon métro? Je dis bien, ''mon métro'', car les autres n'en sont dignes que pour le plonger dans les ordures. Eux-mêmes, leurs entrailles. Ils me dégoûtent, je les déteste, je les maudis. Ce petit poupon dans son berceau intensifie ses mimiques en ma direction. Il me dévisage. Il doit bien m'aimer. Amusant, car mes yeux censées être mes portes de l'âme le précipiteraient bien à une funeste augure. Une âme errante. Moi, je suis de l'autre côté. Âme transversale, qui observe cet homme au parka gris usé, cette femme aux ongles rouges et aux lèvres pareillement parées. Tous. Je les regarde tous. Je les déteste tous. Le métro avance. Une station puis d'autres. Les gens défilent. Ma main se pose fébrile sur l'ouverture des portes. Je sors, je marche. Le soleil me touche. Je m'envole et me retrouve parmi les miens. Là où les nuages se ressemblent et s'assemblent, là où désespérément, je ne suis définitivement pas ''comme ça''.
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Make me... smile.

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...
=)
...
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Make me... pierce the mirror.

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Pantin de verre.


Sans vie et sans âme : pourquoi s’agite-t-il ?
Je le vois se mouvoir sans qu’il ne voie son être,
Je le vois me voir sans qu’il n’hausse son paraître,
Pourrait-il me répondre : ‘’Mais qui donc est-il ?’’.

Caché derrière une illusion de volte-face,
Seul son morne reflet semble le délivrer,
Son cachot des mirages aux mille nuitées
Ne peut plus le faire se fondre dans la masse.

Dans un geste animé par l’envie de survivre,
Sa main se fige sur l’image de son âme,
Et mon corps prend feu de la beauté de sa flamme.

Le jeu de la vie n’est plus et la mort m’enivre,
Il n’y a plus d’Autre : ‘’N’était-ce donc qu’un leurre ?’’.
Je le vois se mourir car c’est moi qui me meurs…


Again&Again.
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Make me... listen to your small voices.

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Make me... paint my death.

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Le 1er Kiku.


Non... Il suffit ! Je ne puis tenir ce silence…
Coiffons cette toile de nos mains assemblées !
Amarrés par le corps : étroite connivence ;
Ils nous y veulent car nous sommes enviés.

Il est l’heure tel sonne le glas de la vie,
Il nous faut nous dépêcher, ma tendre petite.
L’aurore ne sera plus qu’ultime hérésie
Dessinée par l’âme d’une mort émérite…

L’y aller sera le l’y de l’éternité.
Par un mot, une image, notre toile s’achève,
Pas un mot ! Nous y sommes sitôt terminés.

Dès le premier : elles sont là. Elles l’achèvent
Tel un tas de feuilles mortes, essuyant les larmes
De la fleur d’or émiettée à côté d’une arme…
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Make me... sweeten my life.

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Le chocolat chaud



En regardant le plateau des délices,
J’aperçus le crime de mon passé,
Là, gisait l’amour de tous mes supplices,
Ô grâce, le divin chocolaté…

Mes doigts en tremblotaient futilement,
Mes yeux se figèrent sur la fumée,
Mes lèvres s’émerveillaient à présent,
A tel point que je ne pus résister…

Je m’approchai d’un pas frêle et coupable,
J’avais cédé au charme de l’odeur,
Ce goût m’en avait rendu tant capable…

Enivré par la foi de sa saveur,
Je me perdis par le sort des gourmands,
Le chocolat chaud était fort plaisant…
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Make me... wipe your tears.

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Les larmes divines.


A demi-brillant,
Cristal des jours, découlant de la vie,
Perle d’amour, d’un tout, de ses amis,
Et, pétale d’ivoire des amants.

A demi-vivant,
Berceau d’une âme, tombeau des espoirs,
Un destin orne ces rêves d’avant,
D’un passé bleuté sur fond illusoire…

A demi-versant,
Peine d’un homme noirci par la guerre,
Mouillant son courage pour ses enfants,
Dignité, force, ainsi qu’amour d’un père.

A demi-volant,
Admirant l’aurore du soir des pères,
Saints sires des cieux portant la lumière
Pour le nouveau-né, et ses nouveaux chants.

A demi-couchant,
S’illusant d’une aura de déité,
Feignant la fin atroce du charmant,
Ni prince, ni roi, ni corps décharné…
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Make me... beautiful.

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La vraie beauté est si particulière, si nouvelle, qu'on ne la reconnaît pas pour
la beauté.


Marcel Proust



Un coup de scalpel sur mes nervures imparfaites. Un peu de parme sur mes paupières penchées. Du teint hâlé à incruster sur mes joues décharnées. Un haillon de fête pour mon intronisation en Enfer. Un pied planté d'un couteau aiguisé. ''Ce soir je serai la plus belle''. ... A tout prix.


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Make me... see the last corridor.

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Comme un espoir perdu.

J'aurai pu chanter que mon paradis blanc m'endort. J'aurai pu vivre et aimer si fort. Mes doigts auraient pu caresser la galbe de l'aimée. Mes mains auraient pu presser ses hanches délacées. Mon coeur ne demandait qu'à mourir un peu. La mort toute entière aurait pu être un jeu. Mes yeux perdent et la fortune s'envole. Mon âme se dresse et tend sa blanche étole. Je me pardonne de n'être qu'une poussière. Je me flagelle d'être une âme qui erre. Au pays d'Hadès, je n'ai ma place. A l'originel Eden, je ne laisse trace. Je souffle une marguerite si jolie. Un peu, beaucoup, à la folie. Je piétine l'herbe humide. Je baise ma mort lucide. Je ne suis pas vivant ni mort. Je ris et je pleurs encore. Mon pouls est pâle. Mon teint lent, fétal. Un pas, deux pas, je trépasse. Je brise de mes veines les lignes de la glace. Mes pieux s'enlisent dans ma paume aguicheuse. La Faux se révèle et se dit preneuse. Karma incensé d'un abus exagéré. Je suis le non-sens d'une vie indéxée. Ni mort, ni rien. Mon sort est mien...


Et là, je sais ce que je vais faire...
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Make me... drink.

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Amenuisement.


Ma main est lourde. J'ai changé. L'âge. Comme ils disent. Bien. Un homme âgé, un homme pressé...
Qui suis-je? Ou vais-je? Que fais-je? Toute ma vie me lâche et je casse mon verre. Ce sang en boîte s'étend comme ma vie à la mer. Je ne suis plus, ils sont. J'existe. Encore. Mais plus pour longtemps.
Fini. Dégorgé. Mon palais brûle et ma reine s'envole. Le sang me targue de son odeur et les débris de son verre doré. Mordoré. Meurs, honoré. Si seulement.
Pourrais-je? Je bois, j'avale, j'enfile, je ne sais pas. J'aime ça.
Et demain encore, je serai alcoolique.
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Make me... sink.

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Douce cérémonie de vibrations et d'élans
noirs.


La faucheuse éventée.



Tendre faucheuse qui ôte la vie,
Nos espoirs, ainsi que tous nos tourments
Et vide nos cœurs de tout sentiment,
Épargne notre art de mélancolie.

Nos espoirs, ainsi que tous nos tourments ;
Futiles objets de vie en folie :
Épargne notre art de mélancolie,
Jusqu’à n’être que passé au présent.

Futiles objets de vie en folie,
Notre plume fragile ne s’étend,
Jusqu’à n’être que passé au présent :
Nos écrits se perdent dans cette nuit.

Notre plume fragile ne s’étend,
L’inspiration manque et se liquéfie,
Nos écrits se perdent dans cette nuit :
La mort de la faucheuse aux quatre vents…
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Make me... superficial.

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Percez mes secrets avant que je ne perce les vôtres.
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Make me... think about realism.

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It’s only the fairy tale…

Attendre l’arrivée de son « prince charmant » et croire à une vie « pailletée » donne de l’espoir. Pour autant, peut-on croire à une vie telle un conte de fée ?

Cendrillon, Blanche-Neige,…
De beaux destins. Des rêves plein les yeux.
Des fillettes jouent avec leurs poupées, en leur faisant rencontrer le prince dont elles-mêmes sont amoureuses. Un amour truqué, un amour transmis par la culture populaire.

L’innocence de l’enfance - période la plus adéquate à croire aux contes de fée - représente un passage de l’état animal à l’état d’homme. Enfants, nous ne pouvons discerner le bien du mal. Nous sommes éduqués par notre entourage, notre enseignement et les modes de culture (télévision, livres,…). Finalement, la Raison que notre esprit créé avec un certain âge, nous fait parvenir à la maturité nécessaire pour comprendre le sens de la mort, de la guerre et de la haine. C’est alors que les contes de fée deviennent des placebo d’enfance et des injections d’espoir.

Les vrais contes de fée ne sont pas si roses que l’on croit, de plus. Le passage de l’enfance à l’âge supérieur y est souvent tumultueux et implicite.
Qui aurait pensé au viol du petit chaperon rouge, chez Perrault ?
Qui verrait la maturité sexuelle arriver avec un doigt piqué par un fusain ?
Qui comprendrait que la forêt souvent hostile et dense, est la représentation confuse du parcours initiatique entre l’enfance et l’âge adulte ?
Même les contes de fée ont leur part de noirceur. Les frères Grimm accentuèrent encore plus la vraie violence qu’aucun enfant ne perçoit et ne découvre.
Se remplir les idées d’or et d’argent n’est pas désagréable tant que l’on ne plonge pas à cœur perdu dans ses histoires.

Le prince charmant n’arrivera pas sur son grand cheval blanc. Au mieux, il sera conciliant pour le divorce. Les fées-marraines ne viendront pas donner des dons de beauté ou d’intelligence, au berceau des nourrissons.

Plus on a conscience de la réalité, plus on peut l’embellir nous-mêmes, avancer, aimer la vie.
Être réaliste est primordial pour ne pas souffrir. Être réaliste, ce n’est pas s’enfermer non plus dans un pessimisme maladif. Il y a le bien et le mal.

Allons vers Aristote, cherchons les indices pour trouver sur notre carte aux trésors, le « juste milieu ».


« Puisque le prince charmant n'arrivera jamais sur son grand cheval blanc... embrasse-le, ce putain de crapaud. »

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Make me be... six feet under.

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Don't let me go...

Je n'ai jamais aimé la solitude.

Il m'a toujours fallu un contact humain, si trivial soit-il. Que ce soit un regard, un geste de rien ou un mot au hasard, ma vie se résume à l'Autre. Je ne pus vivre sans qu'il n'y eût vie autour de moi. Un brin d'humanité m'enlaçait de sa vie en couleurs. Déjà bien pâle, je me contentais d'en absorber les plus attrayants ornements. Ainsi, je souriais, mon teint chantait et même mes larmes s'irisaient d'or.

Chacun y trouvait son compte. Ce jeu faisait ma bonne fortune ; je n'avais qu'à honorer ma présence en savourant ma chance. Pourtant, le soir, les battements de l'horloge me rappelaient à ma solitude. J'étais seul une seconde, puis deux. Je redevenais fatalement pâle et aucune lumière artificielle ne pouvait défier la nuit que je portais en moi.
Il fallait compenser, il fallut avancer. Ce que je fis. Je me hâtais pour enfin trouver la plénitude : le moment où toutes les couleurs ne se cultivent plus ; le moment où l'on attend sans ne s'attendre à rien et le moment où l'on est, soi, sans besoin de l'autre. Quelques doutes se croyant supérieurs à ma voie tracée, prirent toutefois leur ampleur. La solitude était un fait, le noir, ma nouvelle peur.
Comment naître sage si cette vie nous malmène ?

Je me résignais, sous un sourire battant. Mon coeur était posé tout comme hors de moi. J'étais peu à peu témoin de la greffe de ma vie. Je prenais mon sens.Pour autant, mon besoin de l'autre demeurait inchangé. Je voulais arracher ce tissu de cellules qui m'emprisonnait. J'en étais bien incapable et mon sang me servait d'encre dans ce chemin si rude.

Les combats s'enchainèrent : la vie.

Mes réponses avaient un goût acide qui me brûlait de l'intérieur. On me regarda d'un autre oeil.
La main de l'Homme me caressait en silence. Cet homme, je l'avais aimé et détesté ; il était donc tout pour moi. Il me regardait enfin de son regard amoureux. Je succombais de désir, de son toucher si doux. J'entendais de loin, ces quelques murmures. J'étais pourtant si près...

Chaque jour, les gravillons résonnent à heure fixe. Mon voisin a beaucoup de visites et de couleurs. Certains lui offrent de merveilleux bouquets.

Je n'ai jamais aimé la solitude.

Depuis quelques temps, « il » n'est pas venu. Pas là : plus là.
J'aime les douze coups de minuit, car à chacun d'eux, je peux contempler les fleurs des Autres. Elles sont belles, même la nuit, et bien plus.
Pour ma part, je vis encore des autres, ce que je n'ai plus, et jamais eu.
Mes quelques fleurs sont fanées et sans attraits.
Seule mon âme au Diable peut lire mon funeste nom écrit et caché derrière ce tas insignifiant de feuilles mortes, et d'autres choses, qui sont déjà bien plus que moi.

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Make me... write.

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J'écris et crie.


Ecrire. Ecrire. Sans cesse écrire. Un mot de-ci, un mot de-là. Un regard vers le papier. Puis un autre. Ecrire. Encore. Ne plus savoir comment, ni même savoir pourquoi. Juste avoir envie d'écrire. Raconter. Seulement conter. Livrer ses pensées. Affronter ses peurs. Ecrire. Ecrire. Pleurer et mouiller le papier. Il prend vie, se meurt, je suis ému. Ecrire. J'écris. Comprendre. Voir. Lire. Ecrire. Encore. Savourer les détails. Dévorer l'allure. Désirer l'envers. Ecrire. Comprendre. Savoir. Ne pas savoir. Ecrire. Sans dessein. Réalité confuse. Fissure de soi. Ecrire. Encore. Choisir des mots. Les parer d'or encré. Les souligner d'argent. Encore. Ecrire. Sans buts. Sans vie. Sans titre.
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Make me... cry for the moon.

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Sur un fond d'Epica, les yeux clos.

« Souris, petite enfant. Regarde le ciel, la lune te protège...
Son ombre cajole ta peau orpheline.
Aimes-tu les étoiles ? Chacune assemble sa pâleur pour être plus forte. Plus belle aussi, dis-moi qu'elles sont belles. Elles brillent pour toi ; tu n'es plus seule. Inspire-toi de leur force, de leur union. L'alliance de l'illusoire en une beauté éphémère. Ne crois plus que ton cœur est brisé... Les divins morceaux se recollent un à un. Ecoute, la nature est en émoi. Ecoute...

« Petite enfant des terres promises... Ta main innocente s'est posée contre le sol de la douleur. Le pardon d'un homme ne t'aiderait pas, nous allons t'accompagner. Ce conte éveillé te prend pour héroïne, fais confiance à ton ange gardien. Nous t'adoptons, mon enfant, et rétablissons la blanche virginité de ton âme. »

- Tu vois, la nature va t'accompagner de l'autre côté du miroir. Tu vivras en paix, sans souffrances. Ce qui te tourmentait hier ne sera plus que poussière demain. Ne cache plus tes plaies, ne crains plus l'hostilité d'une larme. Pleure, je t'aime. Pleure, la terre n'est plus ton cercueil mais ton berceau. Chut, c'est fini. Les bras infantiles du gardien d'Eden vont te câliner pour toujours... N'aie pas peur de fermer les yeux. Les cristaux opalins qui y sont figés revivront bientôt avec la flamme d'antan. Une douce mélodie semble se glisser autour de nous...

« Entend notre chant divine enfant. De tes yeux, tu as vu l'horreur. Ta bouche est imprégnée du poison impur. Tes cris résonnent pour toujours dans tes oreilles. Tes mains n'osent plus s'étendre par peur de la liberté. Le parfum de la petite lune t'aidera à conjurer le sort au goût amer. »

- Observe la clarté de la lune, aucun nuage ne vient la voiler. Elle est belle, simplement belle. Ce soir, il n'y a que toi, et elle. Crois en tes rêves autrefois volés. Un instant... Je crois entendre Eole répandre son réconfort au gré du vent... Chut, ne pleure plus, entend son chant.

« Crois-tu au destin ma petite ? S'il existait, ne te dirais-tu pas que tu n'as rien fait pour que tant de châtiments s'abattent sur toi ? Le silence éternel sera-t-il suffisant pour ta douce félicité ? Je ne peux que te rafraîchir la mémoire de mes douces allures... »

- Lui aussi a peut-être raison, mon ange. Tu dois choisir, nous ne pouvons décider pour toi. Sache seulement que ton cœur cristallin ne devra pas se fermer, car la clef de l'éternité serait inaccessible...

« Suis-je réveillé ? Ce n'était donc qu'un rêve ? Ce temps qui se fige et ses délicates attentions ne peuvent pas être irréelles ! Non... Suis-je destinée à pleurer pour toujours ? Pourquoi dois-je me réveiller avant de trouver la félicité ? L'ai-je voulu au point d'étouffer mon véritable désir ? Je ne peux le croire... »

Une étoile filante passe alors dans le ciel et la jeune fille ne peut s'empêcher de faire un vœu.
- Vœu exaucé, divine enfant... »


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Make me... unwind the velvet life.

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Coup de théâtre comme un coup de coeur.

Il y a quelques longues années, je poussais mon premier cri.
Sous l'oeil gardien de mon désigné père, je venais au monde, désiré.

Quelques jours après, ma mère poussait son premier cri.
Déjà, je ne lui rendais la tâche guère évidente.

Quelques mois passèrent : je faisais le bonheur de mes chers.
J'étais le cher de leur chair, leur petite beauté, leur ingénu aux traits d'or.

Puis, vinrent mes premiers mots... en fanfare.
Maman, Papa. Bientôt, je galopais, je parlais, je riais. Je vivais.

Le temps de l'apprentissage de la vie m'avait ratrappé.
L'école m'ouvrait ses portes, la vie commençait.

Ma vie se passait comme un long fleuve tranquille.
Le temps coulait, filait. J'évoluais, je grandissais.

Je dus commencer à combattre.
La vie se faisait mordante tant que je ne mordais la poussière, mais, je résistais tout sourire.

Il y eut mon premier sourire sans éclat.
Sous le regard vicieux de l'autre, mon image se désaltérait peu à peu, jusque ne plus sourire.

Il y eut mon premier baiser.
Premiers amours au goût de fraise, d'oeil vif, et de complicité tranchante.

Il y eut mon deuxième cri.
Ma blanche virginité se tâchait peu à peu, jusque se noircir et pour enfin, ne plus être.

Arrivèrent de nouveaux amis.
Oublier ses anciens amis pour mieux s'allier aux influents et distingués.

Je me fis ma première beauté.
Je me poudrais le nez, les yeux dans les étoiles, et le pouls à l'affût.

Je contemplais mes yeux de sang.
Plus aucune expression ne jaillissait de mes volcans irisés.

Il n'y eut pas de première larme.
Mes yeux se turent mais je souffrais en silence.

Il y a quelques temps, je me demandais pourquoi.
Peut-on vivre heureux en connaissance de son passé ?

Il y a quelques jours, j'ai voulu changer.
Plus de maquillage, ni d'eau de jeunesse pour un sourire éternel, ni d'injection de plaisir. Seulement moi.

Hier, je regardais mon Avant.
Quelques écrits, beaucoup d'images. Autant de témoignages que d'instants faillis.

Il y a quelques minutes, j'écrivais.
Pour la gloire, le goût, le ''Carpe Diem'' qui m'habite et qui me baise.

Maintenant, je suis mort.
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Make me... ally.

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« Lie-toi à moi pour que nos mains jamais plus ne se séparent, pour que nos corps s'abreuvent de l'âme de l'autre, pour que mon sang soit la preuve de mon amour et que mon épaule, le reposoir de tes jours éternels. »

Autrui. L'autre. The one. Lui. Le mien.

Là où je reste amèrement vierge, ton nom n'est pas. Je t'attends, te désire et t'imagine.
Je veux connaître tes formes, prendre ta taille, t'enlacer, t'embrasser, te désirer, te dévêtir, t'observer, te consoler, t'aimer, t'aimer plus fort, t'enlacer encore, t'embrasser toujours, te faire l'amour, te comprendre, t'amener à mes côtés, pour que nous soyions liés.

Pourquoi attendre celui-ci, qui ne sera peut-être pas plus qu'un nom parmi ceux-là?

Je m'agrippe aux rideaux drapés, aux hanches serrées, au visage immaculé, de tout ce que j'imagine de toi.
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Make me... dream.

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I am a dreamer.

Le rêve est un mot. Le rêve est troublant. Le rêve est sans fil. Le rêve si pur et si fort nous transporte. Le rêve nous dévoile. Le rêve est une suite de ciels bleus sur stries en couleur. Le rêve est une autre vie. Le rêve nous câline. Le rêve nous absorbe. Le rêve nous intoxique... mais l'on ne peut s'empêcher de rêver, car inlassablement, il revient à nous, nous fait vivre, nous fait espérer. Le rêve nous fait mourir aussi, puisqu'il est le messager d'un jour meilleur, que l'on attendra un jour, et qui n'arrivera surement jamais.

I have a dream...

Je tremble ; je me réveille. Mes lèvres hésitent et se balancent, l'une contre l'autre, dans une danse apeurée de sons plaisants et d'attirante harmonie et, finalement, je vois mes mains : ''Un peu plus pourries qu'hier encore.''
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Make me... create.

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Création (N.F.) :
1) Action de créer.
2) Oeuvre, modèle, concept... créé.
3) La toute première représentation d'une pièce de théâtre : la première fois qu'elle est jouée.
4) L'Univers considéré comme l'oeuvre de Dieu.

Aussi longtemps que l'homme a vécu, il a créé. Né pour créer, né pour vivre.
La vie est une éternelle création, où chacun assemble ses pièces du puzzle, pour former l'oeuvre du monde : le destin. On vit, on créé, on s'abreuve de notre art de vivre et on créé encore.
Chaque seconde est une recherche de son futur, de son dessein. L'oeuvre majeure du temps peut se résumer à l'usure de l'âge. Chaque chose va vers sa fin, chaque arbre va vers sa chute, chaque homme court vers sa mort.
Seul le sentiment de création est intemporel et impénétrable ; presque telle une religion...
D'ailleurs, croire en Dieu, n'est-ce pas reconnaître le monde comme son plan "d'architecte''? Finalement, on se reconnaîtrait tous comme un jouet. Un jouet amusant, pratique, parfois trop amibiteux et destructeur.

Bref, on créé. ''Sa pierre à l'édifice'' est parfois reconnue, mais, dans tous les cas, chacune de nos actions est enregistrée dans les données de notre avancée.
Crééons, essayons, modelons, aimons, testons, tentons, apprécions, recommençons, ajustons, mais surtout, vivons.

Dans l'optique d'une création, j'espère que vous pourrez un peu comprendre la Genèse de ce blog. Un lien parmi d'autres, mais un lien avec moi. Un peu de sentiments, beaucoup de pensées, des idées au hasard, des mots, des points, des images et peut-être des sons, mais surtout, des sens, et, Moi.

Tel est le commencement de mon blog. Bientôt, la suite !

Like a Creation, Life is a Recreation.
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Make me... me.

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Who am I?


18 ans. ''Et demi''. Une petite vie, ''et des poussières''.

Je me plais à croire que je suis complexe. Ainsi, je suis un livre dont la FIN n'est pas encore écrite.
Le jour où je me trouverai simple et manipulable, je serai déjà mort, car je n'aurai plus d'intérêt. Ma date de péremption serait alors atteinte et je rejoindrai mes autres compères articulés, dans l'incinérateur des jouets usés.
Usé, lassé, vide. Autant de mots qui m'effraient ; que je fuis. Je cours, je cours, et je crie, pour un soubresaut de vie.

Chaque pas en avant est une ligne de plus de mon manuel de fonctionnement.
De taille moyenne, de poids moyen. Cheveux mi-longs, chocolats, parsemés de miel. Un certain style ; des détails étudiés.
Gentil, ouvert, impatient, sociable, impulsif, susceptible, conciliant, bavard, franc, sincère, maladroit, superficiel, prétentieux ; comme autant de caractéristiques, à des degrés différents.
''Un peu. Beaucoup. A la folie... Pas du tout''.
J'aime plein de choses. Plein. Tout plein. Plein, plein, plein.
Je ne vais tout de même pas me dévoiler si vite.

''Mystère. Mystère.''

- Who are you?
- The one, for me.
- What?...
- ''Me, myself and I'' is my conception. I'm in love with Life.
- Strange... And, the others?
- The others? There are my friends. Only them. Life with me. Them with my life. ''My everything''.

Ils me connaissent. Je les aime.
Jamais, pourtant, ils ne pourront assembler ces trois lettres, pour arriver à ma F-I-N.









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